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Par Mlle.Steiner dans Accueil le 15 Mai 2012 à 21:37
Bientôt le mois de Juin. Et comme chaque année en ce mois magnifique, s'impose une petite tradition que je prends plaisir à effectuer. La relecture d'Ourania, du Clézio. A chaque fois la couverture, immonde vous en conviendrez ne me donne pas envie de le lire. Ça parle de voyage, de souvenirs lointain, de village hors norme; féerique. Et pour moi qui n'ai pas la chance de partir en vacance, je découvre et redécouvre ce fameux livre. Et quand ma lecture touche à sa fin, je déclare tous le temps : je veux être ethnologue. L'espoir fait vivre.
Résumé : «"Quand j'ai compris que Mario était mort, tous les détails me sont revenus. Les gens racontaient cela en long et en large à ma grand-mère. Mario traversait le champ, un peu plus haut, à la sortie du village. Il cachait la bombe dans un sac, il courait. Peut-être qu'il s'est pris les pieds dans une motte de terre, et il est tombé. La bombe a explosé. On n'a rien retrouvé de lui. C'était merveilleux. C'était comme si Mario s'était envolé vers un autre monde, vers Ourania. Puis les années ont passé, j'ai un peu oublié. Jusqu'à ce jour, vingt ans après, où le hasard m'a réuni avec le jeune homme le plus étrange que j'aie jamais rencontré." C'est ainsi que Daniel Sillitoe, géographe en mission au centre du Mexique, découvre, grâce à son guide Raphaël, la république idéale de Campos, en marge de la Vallée, capitale de la terre noire du Chernozem, le rêve humaniste de l'Emporio, la zone rouge qui retient prisonnière Lili de la lagune, et l'amour pour Dahlia.»

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Par Mlle.Steiner dans Accueil le 14 Mai 2012 à 21:17

Le flot des passions venait s'échouer ici. Dans ces abimes sans âme, dans les profondeurs de la terre, là ou l'espoir respire pour la dernière fois.
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Par Mlle.Steiner dans Accueil le 10 Mai 2012 à 18:11
- A midi nous avons une réunion pour décider de si vous êtes pris ou pas pour l'année suivante. A déclaré notre prof principale tant adoré avec la voix légèrement tremblante. Ce qui à mes oreilles sonnaient comme : A midi nous nous réunirons dans une petite pièce, à nous régaler de chips et de thé, et pendant ce grand moment de convivialité nous décideront de votre sort, votre avenir en somme, car je le rappelle on vire la motié de la classe et ceux qui sont virés, vont sans doute devoir trouver une autre formation. L'enseignante a repris :
- Et à 14h00 je viendrais vous dire qui passe et qui ne passe pas. Ce qui à mes oreilles sonnaient comme : Et après avoir inscrit vos prénoms sur des petits morceaux de papiers que nous auront mis à l'intérieur d'un chapeau, je viendrais vous communiquez les résultats de notre tirage au sort, qui s'intitule : Passera-Passera pas.
Lentement, presque avec douceur, vient s'installer dans ma bouche un goût amer. Et peu à peu on se résume la legerté des souvenirs. J'avais le regard un peu au loin. Comme si le reste n'était qu'arrière fond. Un peu comme si il s'encrait en moi cette noire flopée de haine vigilante.
J'ai, pardon on a passé la journée à nous demander comment ils allaient nous l'annoncer. C'est vrai? Comment ils vont nous dire qui est pris et qui ne l'est pas? Pour détendre l'atmosphère je commençais à raconter que pour les années précédentes, les enseignants nous faisaient nous asseoire en cercle, et ceux à qui on touchait le dos, était viré. Bien sur dans les classes il y a toujours des naïfs pour me croire, ce qui rend le sujet plus ludique. Quoi que ça part vite en vrille quand les plaisanteries sont prises aux sérieux et que le bouche à oreille fonctionne à merveille. Mais je crois que quand le stress est à son apogée, on peu croire n'importe qui ou n'importe quoi.
Et puis le moment tant attendu ou redouté, arrive. Tous au foyer, certains étaient vautré dans le canapé (dont moi, qui avec une désinvolture sans pareille a mis les pieds sur la table tout en baillant au corneille), les autres plus sage ont pris des chaises. Que dire ? L'enseignante principale nous a demandé comment on voulait l'apprendre :" un par un ou bien je lis la liste ?" . On a tous apprécier le fait qu'on aient le choix, et finalement on a choisit la deuxième option.
Stressant. Et l'air dépité de l'enseignante n'allait pas en s'arrangeant, surtout à chaque :" fait chier " " je le savais", " c'est des connards " ou encore à chaque personne qui éclaté en sanglots car elle venait de perdre deux ans pour rien.
Et finalement ce fût à moi : Prise en 3e années. Laissez moi vous dire que ça fait du bien de souffler après un an et demi.

Une photo du Vatican...
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Par Mlle.Steiner dans Accueil le 9 Mai 2012 à 00:27
Toujours pas réviser, et après quelques instants de réfléxion, je me dis que je suis un peu l'incarnation du mauvais élève, si bravement nommé : cancre. Enfin je le suis un peu moins qu'avant. Pendant longtemps j'occupais la place du fond près de la fênetre en été, ou du radiateur en hiver. Prenant plaisir à dessiner pendant que les autres écrivaient un cours peu attrayant. Très vite les profs m'oublié dans mon coin, et peu importe ce que je faisais, tant que je le faisais en silence. Si bien que pendant que pendant que les autres apprenaient à faire ceci ou cela, moi je dévorais des livres, des mangas, des bds, des magasines. Ou quand la technologie l'emporta sur le papier, il ne fût pas rare que je batte la ligue des 4 en pleins cours, sous les baillements étouffés de mes camarades. Ce qui peut-être marrant à remarquer chez le cancre, enfin dans mon cas, c'est que à chaque mauvaise note, je m'étonnais. Mais de quoi ? De ne pas être un génie? Non bien sûr, et peut-importe, la mauvaise foi juvénile me faisais dire que c'était les profs qui étaient tous cons. D'ailleurs que fera le cancre dans la vie? La vraie vie, pas celle ou on mange des bonbons et ou on gagne des cartes pokémons. Boa, il verra bien, il trouvera bien un riche mari aimant. Ou un vieux milliardaire octagénaire. Ça c'est ce que j'ésperais, mais bon, quand le physique ne suit pas, c'est plus difficile.
Alors on doit travailler, et j'avoue que quand les rôles s'inverse c'est assez marrant. Avant on appelait les autres pour savoir les devoirs, maintenant c'est moi. Et j'avoue que je me surprends moi même à utiliser mon agenda.

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Par Mlle.Steiner dans Accueil le 7 Mai 2012 à 16:50
Ha, dire que les examens arrivent à grand pas. Et alors que je devrais réviser un DS coef 8 pour Mercredi, je préfère chercher sur internet LA pair de ballerine que j'ai cherché avec patience à Rome, rouge vernis... C'est pourtant pas compliqué à trouver me diriez-vous ? Et bien en Italie, on trouve des ballerines jaune fluo, orange fluo, bleu cyan vernis. Et le rouge ? Nada, nicht, ou alors si, mais dessus il y a une grosse fleur immonde, qui vous donne cet arrière goût de gerbe dans la bouche. Et sérieux, si faut que j'ai un arrière goût dans la bouche à chaque fois que je mets une pair de pompe et bin, je préfère marcher pied nus, c'est moins sexy mais au moins on a une haleine nickel.

Pas de dessin aujourd'hui, mais une magnifique photo pas du tout de moi.
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