On venait d’emménager à Téhéran.La maison située dans le quartier nord de la ville, sur les contreforts de l’Elbourz était un héritage d’un oncle éloigné. Ce dernier, me l’avait léguée, non pas par sympathie, mais par excuse d’avoir plusieurs fois trompée...
On venait d’emménager à Téhéran. La maison située dans le quartier nord de la ville, sur les contreforts de l’Elbourz était un héritage d’un oncle éloigné. Ce dernier, me l’avait léguée, non pas par sympathie, mais par excuse d’avoir plusieurs fois trompée...
Période charrette. Les gens courent, crient, stress...Se marchent dessus. Chacun devient peut à peut arriviste, dénonce son prochain, s'en veut. Y'a quand même une ambiance de collabo dans l'air "mais hé, lui il a eu plus de temps que moi", retour à l'adolescence,...
Je me souviens m'être vexé par cette remarque objective et gratuite. Je n'ai rien répondu, parce-que je moi même je ne me suis jamais gêné pour faire ce genre de remarque, même s'il me plait de croire que j'ai un peu plus de tact que Maria. Je n'ai rien...
Mon plus grand malheur, n'est pas tant mon départ de La Vierge. Car on s'y fait, à cette longue séparation, les gens ne deviennent plus qu'un pâle souvenir, une ombre incertaine qui laisse place à un tout léger sentiment de nostalgie. Non, mon plus grand...
Il y a cette chaleur écrasante, malgré le fracas de la pluie, qui se brise contre les parois en fonte des gratte ciels. Les ensembles massifs de la ville prise sous cette prison de chaleur et d’humidité me donnent cette singulière sensation de flotter....
Mon examen de physique a eu lieu tout à l'heure. Comme je le disais dans un post précédent, l'année dernière, le prof', n'a pas pu jouir de ma présence en cours... J'avais un peu renoncé, lors de mes révisions (mais peut-on parler de "révisions" quand...
Je recherche dans les grandes mégalopoles, l'absence criante d'humanité. Perdre mon individualité, être groupe, être masse. M'égarer dans les colonnes de fonte aux hauteurs colossales, disparaître. La puanteur de l'essence. La puanteur de la ville. La...
Elle m'a filé la nausée. Elle était là, devant moi, squelettique, cernée, les cheveux gras et décoiffé. Elle pleurait et semblait chercher dans mes bras un certain réconfort que je n'étais pas à même de lui donner. Face à ses larmes je devenais le monstre,...
Mon Dieu, j'ai enfin internet dans cet internat de fou... C'est bon la routine commence à s'installer...Sieste, repas, sieste, devoirs, dodo, café, café, café, café, cours, cours, cours, cours, achats de café, sieste, repas, sieste, devoirs etc. D'ailleurs...
Ha oui. J'ai un blog. Comment ai-je pu oublié cela ? Dernière année, c'est partie, vivement la fin. J'ai commencé ce blog lors de ma première année, ça commence à dater...4 ans, ou presque. Moi qui l'année dernière était une bonne élève, je suis de plus...
Il reconnaissait humblement ce paradoxe qui le caractérisait si bien : vouloir vivre éternellement une vie qui n'est jamais celle qu'il désir, crever du désir d'être aimé et savoir qu'il ne le sera jamais, être reconnu là ou il se moque de l'être et ne...
Il s'allongea dans l'herbe arrosé quelques heures plus tôt, et il regarda avec lassitude les étoiles. Le problème avec Tony, c'est qu'il était long à la détente, et il lui fallait attendre un peu pour avoir le recul nécéssaire et voir une situation dans...
Tout va correctement, je crois. Ni heureux, ni fondamentalement malheureux. Un état d'indifférence latent teintée d'une mélancolie qui l'est tout autant. Il y a des périodes ou j'arrête de vivre. Et chaque pas deviens plus léger, ne plus être là, laisser...
L’Autre. Sombre et amer. Amas d’atomes réunis au hasard pour former un colosse de chair. Si loin de moi ; tant étranger à ma mécanique. L’Autre, brute épaisse-déshumanisé, aux allures d’animal, me rappel de son cri rauque ma différence. Il marche en meute,...
Scarlet. Toujours Scarlet. Avec elle je me sens nul, je me sens inutile, je me sens diminuer de partout. Je perds de mon energie, je perds de ma fougue. Je deviens névrotique et irrationnel. Elle annihile ma spontaneité, elle me mâche, elle me façonne,...
J'ai toujours eu une mauvaise mémoire, mais pourtant je me souviens parfaitement du jour ou je suis partie en direction de Saint-Etienne, pour aller pour la toute première fois à l'internat. Je me revois encore pleurer tous le long du trajet, et dire...
Scarlet m'avait dit que dans la deuxième partie de sa vie, Odilon Redon avait arrêté d'exprimer ses névroses : adieu huile noire et lithographie sombre, Odilon avait changé ! Je lui avait alors demandé pourquoi, et elle m'avait répondu que c'était parce-que...
Drôle de vie. Je me plait à la détruire. Je me plait à me détruire. Non ! Je ne m'y plait pas, je m'y accommode. On s'accommode de tout à la longue. Je suis lamentable. Je m'y accommode. Drôle de vie. On la trouve drôle quand on est ailleurs, un peu ici,...
Le froid encore. De partout le froid. Et je repense à Scarlet. Monstre créer à partir de nos rêves inachevés. Elle nous mangerait si elle le pouvait, elle se nourrirait de nos âmes, de nos chairs, et de nos rêves. Joyeux mépris des convennances. Je me...
Je vais tuer la Vierge. C'est elle qui me rend hargneuse, elle est la somme de tous mes malheurs, la somme de tous mes maux. C'est par des actes qu'elle me tue, c'est son contenue qui me déçoit. La Vierge m'accable, La Vierge me repproche, mais par dessous...
Et dire que je devrais travailler. Je me cancrétise, ou plutôt devrais-je dire, je me recancrétise.... Oui j'aime les néologisme. Je commence déjà à être nostalgique de ma vie d'ici. C'est fou ça, d'être nostalgique de quelque chose, d'une "époque" qu'on...
Me voilà rentré (oui j'étais partie)...Avec un seul objectif en tête : trouver un sweat du Cri de Munch (ma nouvelle obsession, mon nouveau but, ma raison de vivre...Savoir si un tel sweat existe m'obnubile au plus haut point, au plus haut oui !). À vrai...
Il avait pris son courage à deux mains, métaphoriquement parlant, et il était sortit de chez lui. Non pas qu'il soit agoraphobe, mais il n'apprécie guère la compagnie, et vivre, selon les autres "comme un vieux garçon" ne le dérangeait pas le moins du...
Je suis vivant. Respiration faible, rythme cardiaque lent et cette insoutenable relent d'hémoglobine qui me remonte au visage. Je me redresse avec peine et gratte mes quelques escarres aux poignets, quand je suis soudainement pris par des contractions...