• Poule de cristal

    Dans le petit Dôme de la ville de Valray en Soie, un détective aliéné enveloppe dans du célophane une servante. C'est d'un oeil voyeur qu'une autre servante, jaune cette fois ci, observe la scène, en saluant de temps à autre un lémurien.

                                                                       * 

    Il pleut fort sur la grande route, si fort qu'il faut tendre l'oreille pour entendre les pas des colosses qui trottent aux côtés de La Reine ; l'orage gronde. La Reine, un peu autoritaire, hurle qu'il faut se dépêcher, car la grande éléphante dorée mangeuse de démon n'est plus très loin. 

    - Pas d'inquiétude, nous ne sommes pas des démons Votre Majesté. S'écria mollement un des deux colosse.

    - Ce n'est pas pour vous que je m'inquiète bande d'abrutis. Rétorqua La Reine en demanda par la même occasion au cocher d'accélérer la cadence. 

    - Oui Votre Majesté, seul les truands carnivores sont dangereux pour votre santé. Affirma le deuxième des colosses.

    - Assez, je ne veux plus vous entendre ! Ordonna La Reine. 

    Ainsi donc, seul le bruit de la pluie venait perturber la souveraine dans ses pensées. La Reine appuya son visage contre la vitre de son carrosse, et soupira longuement en regardant défiler le paysage. Elle n'aimait pas grand chose cette sombre Reine, mais regarder le paysage s'en aller, était quelque chose qu'elle appréciait ! Cela lui permettait de voir toutes les étrangetés de ce monde. Hier encore elle avait pu voir un kraken s'excuser auprès de la vieille gitane xénophobe. Combien de fois elle avait voulu lui faire trancher la tête à cette vieille folle ? La Reine détesté par dessus tout les personnes âgées. Mais être octogénaire était, selon son conseiller, un motif insuffisant pour trancher la tête des gens. Elle n'aimait guère son conseiller non plus, et elle aurait également voulu lui rompre le cou, mais de nouveau, il l'en avait dissuadé. Un autre jour, elle avait vu des bandits, nus, s'en aller vers la grande Mégalopole. Eux c'est certains ils n'en reviendront pas ! Avait-elle pensé.

    La Reine ne comptait plus le nombre de fois ou elle avait croisé des tanukis discutant d'un air assuré avec des loups garous, des zombies colorés faire du thé avec amour pour quelques clochards (qui mériteraient eux aussi de se faire trancher le cou !) ou encore des vikings géants vomissant des trolls placides.  

    Mais c'est certainement aujourd'hui qu'elle vit la chose la plus étrange de sa vie. Sous son oeil lasse passa un étrange bonhomme vêtue d'une grande parka marron, il avait des allures de fou. La Reine passa la tête par la fenêtre du carrosse pour mieux voir l'individu et...Oui ! Elle avait bien vue, l'homme à la parka marron portait sous son bras droit une esclave enroulé dans du cellophane. 

    - Mais reposez-moi ! Ordonna la tributaire.

    La Reine, outrée par le ton de voix de l'esclave, dit à son conseiller :

    - De quelle droit parle-elle ainsi à son maitre, qui a la bonté, en prime, de lui éviter de marcher en la portant. 

    - Il est vrai qu'il ménage bien son esclave. Un homme bon, comme on n'en fait plus, mais pourquoi l'enrouler ainsi ?

    - Parce-que il est plus commode de transporter quelqu'un sous le bras en l'enveloppant dans du cellophane, il y a une meilleure prise en main. Répondit La Reine en se grattant le menton. 

    - Naturellement.

    La Reine, éprise d'un profond ennui depuis quelques heures déjà, demanda au cocher de rebrousser chemin. 

    Ce dernier osa lui dire, en bégayant un peu : 

    - Mais...Votre Majesté, nous arrivons bientôt.

    - Ça m'est égal, je veux parler à l'homme avec la parka marron. 

    Et le cocher fouetta les moines chauve qui tiraient la calèche pour qu'ils fassent demi tour. Un des deux colosses qui couraient aux côtés de La Reine émit un gémissement plaintif, comme agacé par ces continuels allés et retours que leur imposé Sa Majesté.

     

    Quand le carrosse arriva à la hauteur de l'homme à la parka marron, les deux  colosses s'empressèrent du lui barrer la route. La Reine ouvrit la porte du véhicule, et avec toute la grâce dont elle était doté, elle demanda à l'inconnu :

    - Savez-vous qui je suis ? 

    L'homme à la parka marron, tenant toujours l'esclave sous son bras droit, haussa les épaules un peu ahuri et répondit :

    -Non. 

    - Je suis votre Reine. Autrement dit, j'ai toute autorité sur vous et vos biens. 

    - Enchanté Jesuisvotrereineautrementditjaitouteautoritésurvousetvosbiens, moi c'est Arry, et elle c'est Maria avec son ami Marco. Dit-il en faisant un signe de tête en direction de ses compagnons. 

    La Reine regarda les deux individus, qu'elle n'avait, jusqu'alors jamais remarqué. Il y avait aux côtés d'Arry, une femme  jaune, qui saluée de temps à autre un lémurien. Certainement Marco.

    - Et bien Arry, pouvez vous m'expliquer pourquoi vous portez votre servante sous votre bras droit ? Demanda La Reine.

    - Ha oui, je sais que cela peut paraître étrange...

    - En effet. Affirma le conseiller.

    - Moi même à votre place je me dirais :"Bon Dieu, pourquoi transporte-il cette femme sous son bras droit, alors qu'il serait bien plus confortable de le faire du bras gauche ? ". Mais je ne suis pas fou Ma Dame et loin de moi l'idée de vous contrarier. A vrai dire, j'ai toujours été gaucher, sauf quand pour la première fois une amie cartographe m'invita à jouer au tennis. La ce fût une autre affaire, j'étais extrêmement mauvais du bras gauche, et je ne faisais que perdre. Avouez qu'il est tout de même un peu honteux de perdre contre une cartographe...

    - J'admets que cela n'a rien de glorieux.

    - C'est ainsi qu'un beau jour, je me suis dit que je devrais essayer du bras droit. C'est un comportement logique, quand on échoue avec un bras, on essai avec l'autre. C'est d'ailleurs pour cela que nous en avons deux ! Et je dois bien vous dire Ma Dame, qu'il s'est avéré que je suis un excellent tennisman du bras droit, mon amie cartographe me boude un peu à cause de cette histoire. Mais vous savez ce que c'est que le tennis. C'est un merveilleux sport, mais il ne muscle, hélas qu'un seul de nos deux membres. C'est pour cette raison que je porte cette femme du bras droit.

    - Cela n'explique en rien ce que cette esclave fait sous votre bras. Dit La Reine après un long moment de silence.

    - Et cela n'explique pas non plus pourquoi elle est enveloppée dans du cellophane. Surenchérit le conseiller.

    - Et bien parce-que je n'avais plus de papier d'aluminium. Répondit Arri

    - Naturellement.

    Poule de cristal

    (Le dessin n'est pas de moi)

    Le texte c'est juste pour rire. Je ne l'ai même pas relus à vrai dire. Oh qu'importe il est tard. 


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