• Pendant la maladie, je ne sentais plus rien

     

    On venait d’emménager à Téhéran.

     La maison située dans le quartier nord de la ville, sur les contreforts de l’Elbourz était un héritage d’un oncle éloigné. Ce dernier, me l’avait léguée, non pas par sympathie, mais par excuse d’avoir plusieurs fois trompée sa femme avec ma mère. 

    Cela m’était un peu égal.

     

    Ma femme s’était chargée du déménagement, me vantant la beauté de Téhéran sur mon lit d’hôpital. Elle avait hâte que je goûte aux doogh’un, cet étrange mélange de yaourt, d’eau de sel et d’épices. Ou que je m’émerveille devant la mer Caspienne qui selon ses mots était le plus grand lac salé au monde, agrémenté d’une multitudes de petits bateaux pêcheurs et de petites îles sablonneuses. 

     Ma femme me décrivait un portrait charmant de Téhéran, qui me donnait presque envie de sortir de ma convalescence pour constater cela de moi même. 

    Pourtant, en prenant le taxi quittant Imam Khomeini aéroport pour se diriger ver le quartier nord, je n’ai trouvé aucun charme à la ville. Elle me laissait indifférent. Il faut dire que je n’étais pas tellement enthousiasme à l’idée d’emménager en Iran. Ma femme avait refusé que je revende la maison, pensant que la chaleur iranienne me changerait les idées. 

     

    En arrivant devant la maison, j’ai payé 10.000 rials le chauffeur et lui en ai donné cinq cent de plus pour qu’ils mettent les bagages à l’intérieur, et nous sommes allés nous coucher sans prendre la peine d’explorer notre nouvelle demeure, car le lendemain, ma femme commencée de bonne heure son nouveau travail à l’Ambassade.

     

     

    Je me suis réveillé vers neuf heure et me suis servi du café que Mary m’a laissé en partant. Vers midi, je me suis décidé à sortir en ville pour aller faire quelques courses. J’ai dévalé la pente qui menait au centre ville, tandis que la brûlure du soleil gagnait mes joues et faisaient perler quelques goutes de sueur dans mes sourcils. En arrivant dans le centre, j’ai été saisi par l’odeur de la pollution qui m’a donné une nausée qui ne me quitterai que le soir même. Elle me hantait. L’essence mêlée à la transpiration de la ville, l’odeur du bitume cuisant, laissant échapper des effluves d’Arak et de vomis, sans doute dégueuli quelques heures plus tôt, le remugle du poissons pêché le matin même bouillonnant sous un soleil en feu. Les petites rues perpendiculaire à la grande avenue puaient l’urine et la moiteur. Les vêtements des enfants suspendu aux fenêtres, infatigablement lavée par des mères incapable de se défaire par des odeurs. 

     

    Pendant la maladie, je ne sentais plus rien

     

    Début d'histoire pour un projet dans mon école. 


  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :