• Paris sera bientôt la seule ville au monde où, au réveil, on pourra entendre les petits oiseaux tousser.

     J'ai toujours eu une mauvaise mémoire, mais pourtant je me souviens parfaitement du jour ou je suis partie en direction de Saint-Etienne, pour aller pour la toute première fois à l'internat. Je me revois encore pleurer tous le long du trajet, et dire à ma mère que j'allais vivre pendant quatre ans, dans la ville la plus laide de France. Et alors qu'elle m'assurait que tout allait très bien ce passer, je lui rétorquais, un peu de mauvaise foi, que les Stéphanois n'étaient pas des gens très sympathique. Car forcement, quand on vit dans une ville avec un tel potentiel de laideur, on peu être tout, sauf sympathique !

    Mes premiers mois à Saint-Etienne furent difficile. Entre le crachin et le célèbre brouillard Stéphanois il n'était pas facile d'avoir les idées claires et j'étais souvent parcouru d'une débauche de mélancolie, qui me faisait regretter ce temps lointain et ô combien merveilleux qu'était ma vie à Lyon. Mais pourtant, une fois mes à priori et mon chauvinisme atténuées, j'eu un véritable coup de foudre pour cette ville. C'était comme une évidence, comme une familiarité, c'était soudainement devenu la ville de tous les possibles :  moi qui avait toujours était pessimiste et velléitaire, je me découvrais à Saint-Etienne une volonté et un optimisme hors norme !  J'ai d'ailleurs le souvenir de m'être perdu avec  plaisir, dans les petites rues pavés Stéphanoise, d'avoir découvert une multitude de galeries d'art, de dessins d'"Ella et Pitr" et de m'être même laissé guidé par les odeurs de croissants chaud qui s'évadaient des cheminées. Je ne compte plus les froides soirées d'hiver passé avec quelqu'un de mes camarades à refaire le monde dans des bars, en sirotant une tasse de café, ou encore les chaudes journées de printemps à aller manger des glaces  Place du Peuple. Il n'y a pas à dire, je suis tombée démesurément amoureuse de cette ville ! Et ce même si les chiens n'ont aucun respect pour les trottoirs, et que le ciel Stéphanois semble avoir ses propres lois qui opèrent indépendamment de la ville. C'est d'ailleurs ce qui fait  le charme de Saint-Etienne.Cette ville a la chance d'être authentique, pleine d'imprévues, de surprises et de rebondissements. Même la solitude semble être peuplée et partagée et je n'ai connu à Saint-Etienne  aucun moment d'ennui ! J'y ai fait mes plus grandes bêtises uniquement pour avoir le plaisir de les raconter et j'y ai également fait mes plus belle rencontre. 

    On dit souvent "qui j'aime me créer" et il est vrai j'aime cette ville de manière inconditionnel , donc oui, je pense que c'est dans la  clarté du brouillard Stéphanois, que je me suis construite pendant plus de trois ans.  Alors quand on vient me dire l'air narquois que Saint-Etienne est une ville vraiment laide, je repense en  souriant à mes à priori du début et  je réponds toujours qu'il suffit de chercher le beau en tout pour le trouver. 

    Paris sera bientôt la seule ville au monde où, au réveil, on pourra entendre les petits oiseaux tousser.

     

    Le texte du dessus est un devoirs pour le Français.

    Et on sens ma grande motivation,

    Et on sent ma grande inspiration...


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