• On est toujours le monstre de quelqu'un.

     

    Scarlet.

    Toujours Scarlet. Avec elle je me sens nul, je me sens inutile, je me sens diminuer de partout. Je perds de mon energie, je perds de ma fougue. Je deviens névrotique et irrationnel. 

    Elle annihile ma spontaneité, elle me mâche, elle me façonne, elle me formate à sa vision du monde, j'entre dans un moule Scarletien, je perds de mon libre arbitre, je deviens esclave de sa propre pensée. Elle m'impose, elle en impose. Scarlet m'a blessée plus d'une fois, Scarlet heurte, elle fracasse, que de violence dans ses mots, que de violence dans ses maux. Scarlet nous fait porter à tous son mal être, elle nous l'offre gentiment, elle nous l'offre sans rien demandé en échange, quelle bontée. Ses phrases sont aiguisées, elles font mal, elle nous plante ses mots dans le corps, elle nous mutile.

    Les temps sont gris. 

    Du gris dans mon coeur, du gris dans la ville et du brouillard dans les cerveaux. Difficile de penser quand Scarlet n'est pas loin, difficile de ne pas pleurer non plus. Les temps sont gris et humides. Je ne suis plus moi, Scarlet m'a changé, elle m'a brisé. Je n'ai plus foi en rien, en l'humanité, en la vie, en l'homme. Et paradoxalement, Scarlet est optimiste, pleine de vie et de bonne volonté. C'est comme ça qu'elle procède, elle choisie sa victime, elle la mâche, elle l'a façonne, elle l'a formate et elle aspire jusqu'à la moelle votre dernière trace d'humanité, votre dernière qualité. Et elle vous laisse ainsi, vide, sans âme, elle vous laisse dans cet étât végétatif et libre à vous d'espérer de prendre pied.

     

    On est toujours le monstre de quelqu'un.


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