• Le verdict est tombé. Je le savais depuis longtemps, on me le disais de toute façon. Mais ça fait bizarre de voir griffonner sur mon arrêt maladie, « dépression ». Et les mots du docteur qui résonnent encore un instant quand je quitte son cabinet « Il serait peut être bon d’aller hum, en clinique ». Je suis sortie soulagé. Soulagé qu’enfin quelqu’un reconnaisse mon état et qu’on ne s’évertue pas à me dire qu’il s’agit d’un trait de caractère (Quel trait de caractère songe à se jeter par la fenêtre « every morning » ?) ou d’une « dépression saisonnière ». Le pire c’est les « on dirait pas ». Parce-que je passe mes journées à me battre, contre moi même, pour les cours, pour ne pas que les autres voient que je me noie dans l’immonde, dans le dégueulasse.

    Les choses replacées dans leurs contextes, je me sens mieux. Je suis ce que je suis, pour l’instant.

    Je sens que les choses vont s’arranger, non pas parce-qu’elles s’arrangent toujours, pour moi, d’une manière ou d’une autre. Mais parce-que, je ressens un regain d’énergie, cette rage qui m’animer il y a trois ans, cette même force que j’ai ressenti quand on m’empêchait de dire tout ce que j’avais à exprimer et qui se transformé en plaisir aigu et brutal d'avoir à vaincre un quelconque antagoniste, de l'écraser, de le mépriser, de le rendre si petit qu'on ne peut  s'empêcher de se sentir puissant.

    Mes S.O.S de ces 3 ans n’ont jamais entendu, et cette année ponctuée d’aller et retour aux urgences, m’a fait réaliser que je ne regrette pas les choix que j’ai pu faire, le « qui dégage, qui reste ». Peut être aussi que ce soir, j’ai le coeur léger car la rentrée scolaire est encore loin pour moi, et que cette année en plus d’être redoutable au vu de mon état psychologique, n’a pas arrangé les choses avec un rythme de 8h-3h30 du matin sans pause et avec un repas par jours. J’ai d’ailleurs perdu plus de poids qu’il n’est recommandé d’en perdre et est réalisé que les gens ne sont jamais contents : « trop musclée », « trop grosse », « trop maigre ».

    J’ai décidé de m’en foutre. Et je m’en fous. Je m’en fous quand le médecin tire la tronche en voyant le poids, en dessous de mon IMC (aah l’IMC, cette chose imprécise), sur la balance. Quand il me dit que je suis trop maigre sans se soucier de si, moi, je suis bien comme je suis. Je m’en fous. Laissez mon corps tranquille, laissez nos corps d’hommes et de femmes tranquille…Foutez nous la paix.

     

    L'esprit défoncé par la lucidité

     

    Sinon j'ai monté avec des potes un collectif de design graphique qui se porte plutôt bien pour l'instant. On a pleins de commande ! C'est motivant. Motivant d'être sur d'être dans la bonne voie et de faire des choses que l'on aime, qui nous plaise. Je crois que d'un côté, j'ai aimé souffrir ce travail. Le sentiment de s'être donné à fond pour un travail me procure une satisfaction assez ineffable et l'envie de toujours faire mieux fait que, je crois, je ne m’ennuierai jamais. Il aura fallu le temps que je me réconcilie avec mais, me voila passionnée de design graphique (comme en témoigne le sublime webdesign de ce blog abandonné)

     


    votre commentaire
  •  Je pense soudainement à cette récente histoire, entre l’Autre, la Catin et moi même. Des années d’erreurs. De manipulation. De colère.
    Mais que faire de neuf ans d’amitié ?
    Je crois qu’il ne faut jamais sous estimé la capacité des autres à nous décevoir !

    Cela fait longtemps que je n’ai pas vu l’Autre, je n’arrive même plus à le visualiser, il se déshumanise, se décompose, à quoi ressemble-il déjà ? Qui-est-il ?
    Qui-est-il ? L’Autre est devenu ce qu’il tendait à devenir. Rien de beau. Rien de bien. Sans doute sous l’influence de la Catin, femme adultère et socialement inadapté dont chacun connaît déjà le tragique avenir.
    Lame de rasoir, veines, sang, verre de bloody mary et mort.
    Amen. Une bien petite perte qui pourrait, sans doute, être évité à l’aide d’une bonne combinaisons d’antidépresseurs. Ma fois. Chacun ses priorités.

    A une époque, l’Autre me tenait. Il le savait. Chacun des mots sortant de sa bouche m’anéantissait. Je voyais dans l’autre, un garçon au potentiel intellectuelle sur développé, j’étais perdu, entre deux brumes  et il a commencé à me noyer. A l’aide de petits riens. De regards, de gestes et de mots.
    Des rabaissement continuels, des doutes omniprésent sur mes capacités.
    En neuf ans d’amitié, il n’a jamais reconnus ses actes. Utilisant, comme tout bon passif-agressif la carte de l’humour et celle de mon manque d’autodérision.
    J’ai longtemps été conciliante, reconnaissant volontiers que je l’avais malmené, et que, peut-être, au fond de sa carcasse se trouvait un coeur qui pouvait être vexé par mon comportement vindicatif.

    J’ai abandonné ma colère et ma rancune et je me suis laissé tenté par la bienveillance. J’ai commencé à le défendre, envers et contre tous, à lui faire des compliments, à l’encourager.
    Rien n’a changé.
    Les rabaissements sont devenus de moins en moins subtiles, les remarques sur mes capacités intellectuelles aussi.
    Cet hiver j’ai réalisé à quel point il ne donnait jamais rien, à quel point il était égoïste. Je n’ai eu comme cadeau d’anniversaire que deux paquets de Marlborough light convertibles, que je semblais lui arraché à contre coeur. Tandis que moi, candide-bonne-pâte, je dépensais sans compter plus d’une centaine d’euros en vêtements pour son « happy birthday ».

    Décembre, décembre, décembre, tout deviens clair.
    L’Autre n’a jamais été un ami. Il n’a jamais rien été. Je le vois enfin, hybride, flasque, terne, mort.
    Vous sentez ? L’odeur putride d’une amitié avorté ?
    Face à mon silence, le pathétique. L’Autre enchaîne une succession d’actes ridicules et lamentables. Mensonge. Mensonge. Mensonge. Les gens rient de lui, viennent me voir en me disant qu’il cherche encore à faire son intéressant.
    Je le sais bien. Toute sa vie il aura besoin du regard des autres, cherchant une  approbation immortelle.
    "Si ça se trouve on existe seulement s'il reste quelqu'un pour nous voir. » L’éternel leitmotiv de l’Autre, narcissique, apeuré de disparaître dans le silence et l’obscurité.

    La Catin semble avoir fait de lui une merde, mais s’il est content, c’est l’essentiel.
    A contrario de l’élue du cœur de l’Autre, je ne me laisse pas aller aux insultes quand je suis blessée. Je vaux mieux que ça. Je suis au dessus de tout ça.
    Je suis a des années lumière d’une Catin tenue en laisse, qui finira certainement par épouser le chirurgien qui aura réussit à lui refaire le nez.
    A des années lumière d’un Autre orgueilleux, manipulateur et menteur.
    Je n’ai plus rien à dire, je suis déjà loin.
    Bon vent.




    votre commentaire
  • Je recherche dans les grandes mégalopoles, l'absence criante d'humanité.
    Perdre mon individualité, être groupe, être masse. M'égarer dans les colonnes de fonte aux hauteurs colossales, disparaître. La puanteur de l'essence. La puanteur de la ville. La transpiration. Le métro. Les regards vides. La routine. Se sentir démesurément petit. Insignifiant. Le désespoir à chaque pas, perdu dans le béton. Perdu dans le "trop-grand", dans ces bruits saisissants.

    J'aime dans les grandes mégalopoles l'absence, l'abandon. L'abandon de soi, à la ville, dans la ville. L'absence de nature me va à ravir. Je suis née dans la ville, je suis ville. La nature m'effraie, le bitume me rassure.



    votre commentaire


  • Elle m’a filé la nausée.
    Elle était là, devant moi, squelettique, cernée, les cheveux gras et décoiffé.
    Elle pleurait et semblait chercher dans mes bras un certains réconfort que je n’étais pas à même de lui donner.
    Face à ses larmes je devenais le monstre, l’être sordide dépourvue d’empathie et qui soupire à chacun de ses sanglots.
    Pourquoi n’accepte elle pas la solitude ? Pourquoi n’accepte-elle pas de vivre dans le chaos ?
    Je lui ai alors rappelé que rien n’était joyeux ici bas, mais que rien n’était vraiment grave non plus.
    Elle a pris ma main et l’a serré. Je sentais ses doigts osseux chercher un peu de chaleur humaine au contact de ma peau,
    mais je crois que ses trente dernières années de scotch, lui ont fait oublier que j’étais mort.


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique