• Période charrette. 

    Les gens courent, crient, stress...Se marchent dessus. Chacun devient peut à peut arriviste, dénonce son prochain, s'en veut. Y'a quand même une ambiance de collabo dans l'air "mais hé, lui il a eu plus de temps que moi", retour à l'adolescence, et en regardant certaines personnes, je me dit que je n'aurais pas aimé être le voisine pendant la guerre ! 

    Période charrette. 

    Il y a plusieurs types de personnes. Les hystériques, les stressés et les sereins. Le cas "hystérique" est vraiment intéressant, c'est l'être humain totalement dénaturé par une pression trop forte. Qui insulte, jalouse et joue la carte de l'hypocrisie (parce-que l'hystérique est parfois conscient de l'être). Le cas "stressé", mon cas, fait des va et viens entre machine à café et son poste de travail, à s'imaginer les pires scénarios du monde "je ne vais jamais réussir", à chaque seconde il renonce à ses rêves, ses projets car :"il n'y arrivera jamais". Mais le cas le plus intéressant est celui des "sereins". Le serein est par définition optimiste, donc tantôt agaçant pour le "stressé" tantôt amusant. Le "serein" est le genre de personne à dire " ça vaaaaa" quand il apprend qu'il aura un très TRÈS gros dossier à rendre à la fin de l'année scolaire. "ça vaaaa" peut se traduire par :"y'a le temps". Le serein est le type de personne a commencer le très TRÈS gros dossier le lundi matin, pour le mardi. Je suis émerveillée par ces gens là, ils ne semblent pas réaliser qu'une année de travail ne peut pas se faire en vingt quatre heure et c'est sans doute pour ça que le "serein" passe plus de temps a fumer des clopes (alors qu'il a le loisir d'avancer), boire du café (mais pas pour se maintenir éveillé) que de travailler.

    Pas loin de mon poste de travail, il y a le cas "serein" qui, du haut de ces quatre pages de dossier, dit "s'ennuyer" et regrette d'être venu en cours. Moi je regarde ces quatre pages et tourne de l'oeil en m'imaginant devoir combler un si gros projet en un si cours laps de temps

     

    La Justice, comme la peste, change les âmes et les visages.

     

     

    Non puis y'a quand même encore deux trois débile pour bosser en chantant et dansant sur cette musique...Ahem.


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  • L’Autre. 
    Sombre et amer. Amas d’atomes réunis au hasard pour former un colosse 
    de chair. Si loin de moi ; tant étranger à ma mécanique.
    L’Autre, brute épaisse-déshumanisé, aux allures d’animal, me rappel de son cri rauque ma différence.
    Il marche en meute, bouleverse l’ordre des chose, affecte l’univers.
    Impossible d’aller à contre courant, l’Autre est pluralité, en rythme
    ses bêtes avancent et se meuvent sur moi, m’aspirent dans leurs
    tristesse ; leurs chaos fait écho au mien. L’Autre est La Bête, celle
    que l’on fuit de toute part, celle qui court dans le silence. 
    « Nous sommes infinis » hurle-elle à la mort. 
    Ses griffes s’abattent sur moi ; 
    Mon ombre est attrapée, ma noirceur révélée. 

    Et je marche avec les bêtes. 

    Marche avec les Bêtes

    (la peinture n'est pas de moi)

     


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  •  

    D'ici quinze jours, je serais aux Beaux-Arts de Rennes, et je passerais l'concours.

    Ça me laisse le temps de me décomposer. Dépérir peu à peu avant le jour fatidique. Longue période d'apnée, respirer par temps d'examens deviens un luxe.

    Inspire.

    Expire.

    Inspire.

    Expire.

     

    Tout ira bien. Ou du moins, tout ira.

     

     


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  • Vie dissolue. 

    Je me fais avoir à chaque pas. 

    Il est mille fois trop tard pour recommencer,

    Il est mille fois trop tôt  pour abandonner. 

    Image fait pour une école (comment ça je me suis pas foulée ? )


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  • Elle m'a filé la nausée.

    Elle était là, devant moi, squelettique, cernée, les cheveux gras et décoiffé.

    Elle pleurait et semblait chercher dans mes bras un certain réconfort que je n'étais pas à même de lui donner. Face à ses larmes je devenais le monstre, l'être sordide dépourvue d'empathie et qui soupire à chacun de ses sanglots. Pourquoi n'accepte-elle pas la solitude ? Pourquoi n'accepte-elle pas de vivre dans le chaos ? Je lui ai alors rappelé que rien n'était joyeux ici bas, mais que rien n'était vraiment grave non plus. Elle a pris ma main et l'a serré. Je sentais ses doigts osseux chercher un peu de chaleur humaine au contact de ma peau, mais je crois que ses trente dernières années de scotch, lui ont fait oublier que j'étais mort depuis déjà bien longtemps.

     


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